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Nous voilà partis
vers la Camisette, les troupes sont fraîches (pas pour longtemps), le moral excellent, tout baigne !!! La montagne semble être abordable, des coulées se sont produites dans la face et ont
purgé ainsi les pentes les plus exposées. Pendant que nous nous équipons, Domi nous explique brièvement le cheminement et les passages qu’il souhaiterait nous voir emprunter durant
l’escalade .
Nous faisons la première partie en libre. Ce tronçon ne nécessite pas d’encordement, la pente est soutenue mais n’excède jamais les 45 - 50, la neige tient bien, les sensations sont bonnes, la progression est rapide. Nous arrivons ainsi jusqu’au passage à chamois ( voir topo sur alpyrène 47 ).
Nous installons un relais sur une ancre à neige et deux piolets et Dominique attaque la première longueur. Une langue de glace attire son attention mais l’épaisseur est trés fine, évoluer sur ce cristal serait quelque peu craignos. C’est dans le dièdre qu’il nous fait une trace de chef jusqu’à un relais béton (quelque peu résineux quand même). Ce pin doit encore se demander ce que trois énergumènes accoutrés de la sorte sont venus faire là. Pensez-donc, il a du se sentir aimé d’un seul coup, trois pèlerins prosternés à son pied !
Le lendemain, montée tranquille neige dure : les raquettes restent sur le sac. Il fait grand soleil, mais le vent nous oblige à rester couverts : on ne s’attardera pas au sommet. Il faut descendre un peu pour se mettre à l’abri On a le temps, au soleil face aux Pérics et à la Grande Porteille on peut manger tranquillement et admirer le site bien enneigé des Camporells. On assiste même à une démonstration de snowkite. Ça à l’air physique : on lève un verre à sa santé. Il faut repartir, remonter à la Serre de Maury (heureusement il y a pas beaucoup de dénivelé), passage entre les pistes de ski (où il n’y a presque personne) et descente finale : droit sur le pont de la Jacette 500m plus bas! Chacun y va de son plongeon dans la poudreuse (mais certains y reviennent plus que d’autres !). La fatigue commence à se faire sentir.
Finalement tout le monde est bien content : c’était un bon week-end à la Montagnette.
Jean-Claude

